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Professionnels de l'immobilier : comment le coronavirus accélère la transformation digitale

Point Marché

22/04/2020

De l’agent immobilier au notaire, les acteurs du secteur s’adaptent à des conditions de travail perturbées par la crise sanitaire en ayant recours à la technologie.

L'épidémie de coronavirus pourrait-elle bousculer les méthodes de travail sur le marché de l’immobilier ? Certains professionnels en sont convaincus.

Lors d’un webinar du 29 avril sur l’impact de la Covid-19 sur le logement haut-de-gamme à Paris, plusieurs agents du cabinet d’immobilier de luxe BARNES ont ainsi témoigné d’un changement dans leur façon de travailler.

Pour continuer leur activité, ils ont accéléré leur tournant vers la digitalisation. Surtout après le double choc de l’épidémie et du confinement. « Après la phase de traumatisme, nous sommes restés discrets. Nous avons attendu un moment plus favorable pour reprendre un contact avec les clients », se souvient Richard Tzipine, directeur général de BARNES.

Le timing était pourtant serré pour le groupe : au 17 mars, en plein confinement, 200 promesses de vente sont signées. Les professionnels disposent alors d’un délai de trois mois pour établir l’acte authentique.

Richard Tzipine précise que « 17% ont été signées à distance pendant le confinement et 77% seront signées entre mai et juillet ». ll constate aussi une faible proportion de rétractations (6%), liées à des refus de prêt. 60% de promesses de vente sont donc toujours en cours pour une signature dans les mois à venir.

Des nouvelles pratiques adoptées définitivement

Si l’activité continue c’est grâce aux visites virtuelles proposées par les agents immobiliers. « Nous avons conclu un accord avec une société qui a développé ce système afin de permettre aux acheteurs de visiter le bien sur internet », ajoute-t-il. Les agents se rendent aussi dans les appartements pour les faire visiter aux clients via un appel en visio conférence.

Et ces nouvelles pratiques s’inscriront dans la durée : « pour gagner du temps, nous allons systématiquement proposer ces processus à nos vendeurs. C’est un vrai plus que nous continuerons lorsque nous reviendrons à la vie normale », affirme le directeur général.

Sur le marché de l’immobilier haut-de-gamme, les clients eux-mêmes d’adaptent à ces nouvelles méthodes. Philippe Joffre, directeur de BARNES pour les 1er, 8e et 17e arrondissements parisiens, avait ainsi un acheteur français marié à une Américaine. Il lui a fait visiter physiquement un appartement près du jardin des Tuileries. « Son épouse ne s’est pas déplacée. Nous avons organisé pour elle une visite virtuelle, et ils ont confirmé leur offre d’achat à 5,3 millions d’euros », se réjouit-il.

Vers une digitalisation complète de l'acte notarié

Coté notaires aussi la crise sanitaire accélère la digitalisation. Un décret de début avril autorise la signature électronique des actes de ventes dans le neuf, pour lesquels le recours à la procuration est impossible, contrairement aux actes de vente dans l’ancien.

Grace à un système de procuration donnée au notaire du vendeur et à celui de l’acheteur, la transaction peut se faire sans contact ni déplacement à l’étude notariale. Seule une équipe restreinte de trois personnes est nécessaire pour authentifier l’acte de vente.

« Dans 90% des études, les actes électroniques sont instaurés », explique Gregory de Simencourt, notaire à Paris. « Tous les documents sont scannés et stockés sur le cloud. Cela a permis à l’ensemble des collaborateurs de continuer à travailler avec un ordinateur », ajoute-t-il.

Mais la digitalisation de la profession n’est pas encore complète. Gregory de Simencourt l'admet : « Une étude sur deux est équipée en visio-conférence », pour le reste « c’est une question de mois ».

© Le Moniteur - publié sur Barnes Marseille le 22/04/2020

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